25 novembre 2009

P

Cher P

Ah le jet-lag et sa poésie si particulière
Dans le zip si dessous tu trouveras
La chanson qui nous concerne
Et celle qui finit par Golgotha

Donne moi ton adresse que je te Google-Earth
Histoire d'entretenir ce lien qui nous unit
Je vais t'accompagner sur Miller et Kierkeggard
J'ai hâte de recevoir tes nouvelles toiles

Donne moi aussi les mails de Jean et Nicolas
Nicolas pour toujours cette même chanson
Ton frère pour les choses de son éducation
Et pour parfaire la mienne à l'art de la sarbacane

Mes hommages à madame et mes hommages à New York

Je t'embrasse

Jérôme-David

03 septembre 2009

J

Cher bon et meilleur ami

Je te retourne ces sentiments
Et suis bien ravi
De tous ces poèmes lents .

Je te prie d'excuser,
Ma non disponibilité,
Mon absence prolongée
Et bien que cela me touche

Je n'ai pu répondre
A ta demande, mais
J'ai confiance
En ton choix

Vu que l' apocalypse
Est une révélation
Je n'ai aucun doute
Sur son évolution

Je te souhaite
Tout la réussite
Que tu mérites
Et t'embrasse

fabrice

15 août 2009

J.L

11 août, à 08:16

Cher Jérome,

J'ai retrouvé ton livre de Roger Gilbert-Lecomte dans mon frigo...
Tu peux le récupérer quand tu veux.

Bien à toi,

J-L

14 août, à 14:11

Cher J-L

Quelle endroit saugrenu ... ! je passerai volontiers le reprendre mais je ne sais pas combien de temps tu restes encore à Paris, ou sinon envoie le moi, et puis non garde le je te l'offre (ce devait être l'idée ... d'ailleurs ...)! . C'était une bien belle soirée, j'ai un peu décompressé les jours d'après comme tu t'en est peut-être déjà aperçu, je reprends mes "vieilles béquilles" pour passer le plus beau des automnes et ne pas trop détruire ce que je met tant de temps à construire brinquebalament.

Hier soir je me suis rappelé que nous avions parlé d'un poème de Borges traduit par Caillois dont le titre espagnol est "el suicida" , en français nommé "le suicide" ou comme Caillois "Le suicidaire" , je connais ton intérêt pour le sujet je te l'écris donc, n'ayant trouvé que l'autre traduction en ligne :

le suicidaire

Aucune étoile ne restera dans la nuit
Ni la nuit ne restera.
Je mourrai et avec moi mourra la somme
de l'intolérable univers
J'effacerai les pyramides, les médailles,
les continents, les visages.
J'effacerai l'accumulation du passé.
Je réduirai en poussière l'histoire,
en poussière la poussière.
Je regarde le dernier coucher de soleil.
J'entends le dernier oiseau.
Je lègue le néant à personne.

J.L Borges
(trad. R.Caillois)


Je ne saurais que te recommander à nouveau l'édition bi-lingue au titre de "13 poèmes" de Borges aux éditions fata morgana ... "le remord" y "les causes" sont magnifiques et profondément touchants.

On peut donc dire que les poèmes de Roger n'en finissent pas d'être retrouvés !

très bien à toi,

jérôme-david

30 juillet 2009

S

C'est sur Henry Rollins que je m'excuse

de t'avoir dit que je n'était pas là

de t'avoir nié en même temps

au même moment je me rendait bien compte de la force que tu m'envoyais

force mise en contact avec le présent noir que je vivais

 

force de la vie force des amis

c'était très gentil et je n'ai pas répondu, et je répondrai demain

ou pas et "the end of silence" restera le plus grand disque de ma solitude

comme toi et comme moi finalement

nous sommes tous les plus grands disques de nos pauvres solitudes

 

même pas vrai, après toi, après ton message dans le vide

je m'en allais mieux mieux, comme le reste, comme le monde

j'aimerai tellement aimer

tu n'as rien à voir avec cette obsession, je t'embrasse

ici et maintenant encore et pour toujours

 

ton ami

29 juillet 2009

X

cher  ami

vraiment désolé pour toi
j'espère que tu encaisse le choc
et que le temps passant
tu surmontes cette épreuve

on a guère d'autres choix
nous les abandonnés
faire confiance au temps
ce grand médicament

Que tu aimes encore ton château
comme j'aime l'idée du livre qui s'en dégage
ils ne sont pas trop grands pour toi
même seul comme une galaxie dans le réel de l'univers

si tu le souhaites je passerai te voir avant la fin de l'été
je te parlerai des Mémoires Intérieurs et toi de livres anciens
je voudrais voir les arbres en verts au milieu des briques rouges
et raffraichir mon angoisse au moment des poètes, l'automne

F

salut

je souffre
évidemment
c'est bizarre, je maigri !
je tiens la ligne

je n'ai pas grand chose
auquel me rattaché
il y a toi fabrice et anne

c'est bizarre j'ai perdu mon ventre en un jour
depuis je m'astreint et j'aime ça
j'ai même quelque résultat

sauf pour l'amour
en même temps vous m'avez tellement donnez
anne et toi

vous voyez très bien

parent, professionnel, artiste

votre ami votre amour

l'homme sans professeur

28 juillet 2009

M

j'ai bien eu ton message
j'étais au parc un arbre dans le dos
le cul dans l'herbe dégradée des herbes de parc
au pieds des arbres

j'ai bien compris que tu avais lu ce que tu ne devais pas savoir
c'est la règle, c'est la règle du jeu
si j'avais décidé d'être poète s'était sans vous

sur le même exploit du temps
la poésie ce fait là-bas et maintenant
par moment pour toujours

et j'en garde dans la poche