28 septembre 2009
Dimanche
On est Dimanche, j'ai pris ma douche, il est Quinze heures, j'écoute Mozart.
Hier soir j'ai bien mangé, j'ai bien bu, accompagné de mes deux amis Pascal et Valérie-Charlotte. Leur amitié me donne confiance. Je suis un peu chiffon du vin d'hier mais je suis bien, il fait beau, les enfants brillent.
J'ai prévenu trois amies historiques et Fabrice de l'anniversaire, mercredi soir à l'Olympic café, rue de Suez, Paris, Chateau Rouge, 30 septembre nouvel an nietzschéen.
Il y aura Diebler et nous jouerons le White Horse Experience.
Les arbres me manquent et le goût du café s'estompe. Je crois que le docteur B a prescrit fort avec le Tercian 100, même si je le tolère bien ramené à la moitié.
La clarinette est belle et souriante entre les Quatres cordes du quintet K.581. Les résolutions m'offrent le feu noir de l'automne.
Est-ce que le christ était chrétien ? La révolution est un jeu d'enfants.
Robespierre qui regarde le théatre de la république dionysienne entre le bac à sable et le tourniquet.
J'ai bien aimé aller voir Vincent le libraire. Mais j'ai dû le faire halluciner. J'irai le revoir pour discuter plus sobre. De tout ça.
Thomas à pris soin de moi, j'ai apprécié son côté garde du corps en alerte et sensible alors que j'étais ivre. Le rythme n'accélère pas seule l'intensité tape dans le rouge et les lendemains si beaux mais difficiles.
Toujours pas le temps de l'amour.
Saint-Denis 27.09.2009 15h32
11:22 Publié dans Fragments / Prose | Lien permanent | Commentaires (4)
27 septembre 2009
White Horse Experience
13:44 Publié dans Cheval Blanc Experience | Lien permanent | Commentaires (1)
22 septembre 2009
Le Chapitre
IX
Une douce colline au sommet comme un trait net, loin derrière, le gris Ventoux fait sa pyramide.
Les hommes sont loin, un désert de vignes tordues par l'hiver et lui prisonnier d'un tombeau, d'une crèche et d'une bergerie, ailleurs il est un étranger.
La solitude ne se raconte pas - la solitude est un long monologue ; même le souvenir est triste et pleure une larme - mais elle peut être joie.
Les fantômes ne parlent pas, surtout quand ce sont des fantômes de moines-soldats perchés sur les toits du mas poly-cubique.
L'acacia ne parle pas lui non plus, mais l'acacia est un sage à l'ombre qui frise juste très utile les jours de canicule. L'acacia connait les siècles. Les fantômes sont des anges aux ordres. L'acacia n'est pas humain. La maison date du Temple, il y apprend la tristesse et l'ennui, la révolte et la mélancolie, la guitare, la poésie, l'impossible et l'amour.
22:11 Publié dans Fragments / Prose | Lien permanent | Commentaires (1)
22.09.2009 Parc de la légion d'honneur
Face au soleil au déclin de l'après de midi
les Lettres à un jeune poète dans la poche droite
Et toute la poésie de Rilke dans mon sac Roland
Le parc au meilleur moment
L'herbe profondément verte et grasse
Le parc juste vide comme je l'aime
Les tyrans font leurs devoirs et moi je me promène
Le grand platane magnifique est très en forme
J'ai ramassé des marrons d'Inde lisses bruns et brillants
Ils m'accompagnent tout les automnes
Je les ai toujours collectionés
Mamy Claudine vient de passer devant moi
Sous les traits d'une vieille espagnole aux cheveux orangés
Elle me manque Je pense beaucoup à elle ces derniers temps

19:36 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0)
18 septembre 2009
Vendredi
Dans le couscous du vendredi
Il y a du boeuf et des soucis
Qui s'éclairent le temps d'un verre
De ce vin frais du mail d'hier
Dans le couscous du vendredi
Il ya du chagrin la lumière
Du blé en grains du céleri
Et puis pas loin quelques pierres
Dans le couscous du vendredi
Il y a la pause de midi
Des salariés de Saint-Denis
Il y a aussi les gens d'ici
Yazid, Lamine et Fatima
Á la bonté toute chrétienne
Yannick et les mots en croix
Il arrive aussi que j'y vienne

22:22 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0)
Anna
15:45 Publié dans Cheval Blanc Experience | Lien permanent | Commentaires (2)
17 septembre 2009
Coq Hardy
J'avais sous mes pas déclamés
Trouvés des lames, des croix et du calme
Je ne parlais pas portugais mais j'habitais ce café
Des animaux dorés et des nez cornés
Avaient habillés mes matins
Je revenais d'un déjeuner chargé de lendemains
Il était sur que rien ne l'étais moins
J'avais pris Marie dans ma main
Je l'aime bien, je suis un marin

02:22 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0)
14 septembre 2009
Maria
Le Roman est écoeurant.
Le Roman est écoeurant à force d'être.
Le Roman est écoeurant à force d'être là sans s'avancer ni s'imaginer, désir sourd d'une poitrine que mille litres d'eau fraîche buent d'un trait ne suffirait pas à taire. Il vous commence toujours.
Quand Maria prit sa jupe savamment roulée en boule sur le tabouret, Maria remarquât l'empreinte mouillée de son pied sur le béton noir qui s'évaporait. Dans un savant ballet de gestes élastiques et musclés elle s'habillait en cette chaude journée de Mai. Son chemisier bouton d'or Dior froissé lui donnait cet air savamment négligé qu'elle aimait assortir de sa classe naturelle patiemment travaillée : oxymore en jupon qui à l'âge de treize ans, à l'aube, perdit sa virginité à demi nue dans la ruelle d'un village ardéchois, le dos et les fesses meurtries par un matelas de gravier détaché d'un bitume appauvri ; la veille il l'avait doigtée toute la soirée sur le parking du Point 2000 dans sa 4L blanche et poussive.
Jeanot écrivait assit sur son lit mort : pauvre matelas dans un coin de l'appartement à même les lattes du parquet flottant, la couette beige et sale dans sa housse blanche un jour, au curieux froufrous de princesse, un plaid polaire à carreaux roulés en boule aux pieds. La radio débitait la fréquence populaire que Jeanot écoutait pendant les matchs du championnat de football français. Paris menait.
- Les compresseurs tapent dans le rouge.
Il avait longtemps soigné sa dépression nerveuse constitutive de lui par l'alcoolisme compulsif et l'hypnose télévisuelle, laissant le temps, ce médicament, calmer ses crises de mélancolie forte. Il écrivait des poèmes par flemme et don pour la synthèse qui laisse tant de temps au vide chéri.
Le Roman ne se justifie pas.
Maria éteignit son Mac Book noir et si plat.
00:52 Publié dans Fragments / Prose | Lien permanent | Commentaires (0)
08 septembre 2009
Habitudes

J'ai pour habitude d'écouter Mozart nu
De boire deux bières après la première
De me coucher tard le soir prude
J'ai pour habitude de croire à l'enfer sur Terre
J'ai pour habitude d'aimer la fleur du nénuphar
De préférer les choses sommaires
De prier comme un cathare
J'ai pour habitude de sentir le fantôme de ma grand-mère
J'ai pour habitude de tenir au présent
De tout savoir mieux que les autres
De ne pas être compris des autres
J'ai pour habitude d'être vif et lent dans le même temps
J'ai pour habitude de lire bien plus haut que moi
D'écrire au crayon de bois
De croiser mes doigts fins
J'ai pour habitude de croire au lendemain
J'ai pour habitude de faire un cercle dans la cité
De m'arrêter au café
De m'allonger dans le noir
J'ai pour habitude de vaincre mon désespoir
J'ai pour habitude d'écrire nu avec Mozart
De boire plein de cafetières
De m'intoxiquer au café noir
J'ai pour habitude de croire au paradis sur Terre
02:09 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (2)
03 septembre 2009
Marilyn à l'Ulysse
Douces rayures douce peau
Jolie jeune femme de l'eau
Delà des plus grandes légendes
Je l'aime savante enfant si grande
Son âme est pur(e) dernier refuge
À l'excellence bien enfouie
Derrière l'étoile du subterfuge
Sous les traits d'un coeur qui lit
Je me vois jeune dans ce visage
Lisant la rose en enfant sage
Je la vois moi je me vois elle
Lisant James Joyce en criminelle
Et dans ses vastes et haute landes
L'épaule sur un tube oblong
Plongée dans l'Ulysse d'Irlande
Je l'aime en maillot de nylon

11:27 Publié dans Images et Icônes | Lien permanent | Commentaires (3)

