22 septembre 2009

Le Chapitre

IX

Une douce colline au sommet comme un trait net, loin derrière, le gris Ventoux fait sa pyramide.

Les hommes sont loin, un désert de vignes tordues par l'hiver et lui prisonnier d'un tombeau, d'une crèche et d'une bergerie, ailleurs il est un étranger.

La solitude ne se raconte pas - la solitude est un long monologue ; même le souvenir est triste et pleure une larme - mais elle peut être joie.

Les fantômes ne parlent pas, surtout quand ce sont des fantômes de moines-soldats perchés sur les toits du mas poly-cubique.

L'acacia ne parle pas lui non plus, mais l'acacia est un sage à l'ombre qui frise juste très utile les jours de canicule. L'acacia connait les siècles. Les fantômes sont des anges aux ordres. L'acacia n'est pas humain. La maison  date du Temple, il y apprend la tristesse et l'ennui, la révolte et la mélancolie, la guitare, la poésie, l'impossible et l'amour.

Commentaires

j'aime beaucoup ce que tu écris ces derniers temps,( enfin tout le temps , tu le sais bien ) mais là c'est un peu différent, des instants de la réalité saisis sur le vif un peu comme un peintre avec beaucoup de douceur, la tienne pas celle d'un autre , pas de la douceur en général, mais un regard particulier sur le monde qui touche celui qui lit. (moi bibi en l'occurence)
je t'embrasse.

Ecrit par : if | 23 septembre 2009

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