30 juillet 2009
Le Dépressif heureux
Je n'irai au bout de rien
Je mourrai comme je suis venu
Abandonné voulu
Toute ma vie j'ai échoué
Devant la porte noire
Le rectangle vide
Où le temps s'écoule
Absent constamment
Je voudrais me cacher
Des oscillations
De l'inexistence
Je suis fatigué
Perdu et nulle part
J'ai vécu comme je partirai
À demi consolé
Devant la page blanche
Où le temps se fige
Devant mon reflet
Le cube d'obsidienne
Toute la vie je me suis condamné
Je voudrais oublier
Les révolutions
De ma vie perdue
Les dépressions nerveuses
J'irai jusqu'au bout
Jusqu'à la porte étrange
Où le vent repose
De l'inexistence
J'irai jusqu'au bout de tout
Dans le plus grand silence
Là où le temps repose
Et je m'y baignerai
23:27 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (1)
Commentaires
y'a des trucs qui font que la vie peut changer soudainement.
Y'est jamais trop tard.
Bon, c'est l'heure de mon électrochoc.
Ecrit par : mouich | 30 juillet 2009
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