16 juin 2009
Naïveté
J'aimerai célébrer le bonheur assumé
Écrire sur la joie et les douces heures
Mais je dois pour cela être bien plus heureux
Comment sommes nous morts ? Comment vivre mieux ?
Je voudrais t'embrasser sous les cerisiers roses
Des asiles ouverts par les overdoses
D'oxygène et d'amour, d'amitiés passionés
Pourquoi sommes nous tristes ? Pourquoi être nés ?
J'espérais te le dire ce matin au réveil
Dans les oreillers, l'odeur du sommeil
Mais j'avais oubliés que nous sommes séparés
Avons nous changés ? Savons nous aimés ?
En allant au devant du néant qui m'attend
Je pensais béant comme les enfants
Qu'un baiser rétablis sous les peupliers
Comment nous retrouver ? Comment recommencer ?
Comme dans un mouvement de guerrier pacifié
Pourrai-je m'extraire de l'immobilité ?
Je pensais froidement à l'événement
Qui ne vient jamais là où on l'attend
J'espère te le dire, ce matin, ce soir
Si j'arrive à taire cette longue chaîne noire
Si j'arrive à tuer cette mort qui ment
Je pourrais te revoir à l'aube des temps
J'espèrais te le dire, ce matin, ce soir
Si j'arrive à taire cette longue chaîne noire
Si j'arrive à tuer cette mort qui ment
Je pourrais te revoir commencement du temps


11:22 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (1)
Commentaires
Barricades de la rue St Sebastien, symbolisme et arythmie verlainienne, rencontre avec Rimbaud. 1871, un bon cru !
Ecrit par : L. | 16 juin 2009
Ecrire un commentaire