25 avril 2009
Les aventuriers
Sur une plage déserte dans un petit bungalow
Avec un village de pêcheur pas loin
À écrire des nuages
Et dessiner la carte de l'asie du sud est
Sur tes reins dorés et ensablés
Au bout d'un long très long moment
J'irai chercher du poisson frais
À la première maison du rivage
Tu ferais du feu sur la plage
J'aurai un cahier à spirale
Je t'expliquerai
Que le futur existasse
Que le présent se prouvait
Bien plus que le passé
Sans vraiment trop y croire
À fond de rhum
Tu me detesterais
La bouche pleine de sable
De nos coeurs liquides
J'adorerai t'aimer

05:26 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (4)
Commentaires
trop beau :)
Ecrit par : if6 | 26 avril 2009
Oui - j'aime toujours tes aventuriers ( du fond de mon-sein-gauche liquide).
Ecrit par : L. | 02 mai 2009
Toujours les mots qui m'enlisent...!
Ecrit par : Nola Chérie | 09 mai 2009
Comme un guerrier
Qui perd son bras,
Son œil au combat,
A chercher le choc,
Fendre le roc
Comme un guerrier qui tombe.
Un pied dans la tombe,
On se fait mal
Et sifflent les balles,
Le vent, la mitraille,
Le pont, les rails.
Dessous la riviêre
Rapide et fière
Rapide et fière.
Une barque t'attend
Et l'indienne est dedans
Avec ses cheveux noirs,
Ses dents d'ivoire.
On a rien à se dire.
Ensemble, on va fuir,
Ensemble, on va fuir.
Comme un guerrier,
Le crâne bandé,
Qu'a plus qu'une heure à vivre
Sur la toile du sac,
Quand la fiêvre monte
Au fond du hamac,
C'est comme un guerrier qui raconte sa vie.
Nous prendrons nos fusils,
Marcherons sur l'Asie
Afin de voir s'ils sont heureux,
Afin de voir s'ils sont heureux.
Comme un guerrier,
Condamné, condamné,
Le crâne rasé,
Sous la pluie, l'averse,
Y a le pont qui traverse.
Dessous la riviêre,
Rapide et fière.
La barque t'attend
Et l'indienne est dedans
Avec les fusils,
De la poudre et du plomb.
Et y a le garçon blond
Qu'on traîne avec soi
Malgré ses cheveux de soie.
Nous prendrons nos fusils.
Nous savons nous battre aussi
Afin de voir s'ils sont heureux,
Afin de voir s'ils sont heureux.
Comme un guerrier
Qui perd son bras,
Son œil au combat
Mais quand tu t'éveilles,
Que tu vois la bouteille,
La lampe brisée
Sous la moustiquaire,
Alors, t'as perdu la guerre
Et l'indienne est partie.
Elle a jamais vu la mer.
Tu lui avais promis.
Elle en a marre de la misère.
Elle voulait voir les lumières de la ville.
Elle voulait voir les lumières de la ville.
Comme un guerrier
Condamné, condamné,
Avec son œil de verre
Mangé par les vers,
Percé de flêches empoisonnées,
Condamné, condamné,
Avec les ailes brisées.
Tu resteras seul
Avec des mouches plein la gueule,
Les semelles collées
Tu sentiras dans ton dos
Glisser les anneaux
Du serpent froid
Ce s'ra la derniêre fois.
Sur la grande riviêre,
Le paradis sur la Terre.
T'as l'indienne qui court,
Qui hurle à l'amour,
Aux pierres aux ronces,
Et qu'a pas de réponse,
Et qu'a pas de réponse.
Alors, tu te sens si vieux,
La main devant les yeux.
Le mal te guette
Et ce soir peut-être,
Sous le million d'étoiles,
A pleurer sur le sac de toile,
A pleurer sur le sac de toile.
De Manset
Ecrit par : mimile | 16 mai 2009
Ecrire un commentaire