17 avril 2009
Autisme et Culture
Un disque inconnu résonne et me tire du lit où je croule jusque là
Où j'écris directement de mes doigts à ton écran plat
Aujourd'hui long café en compagnie de Magali qui dessine
Et fait dessiner chaque jeudi les enfants autistes du centre Adam Shelton une rue plus bas que la rue là bas
J'ai vu les dessins de tourment pur dans la maison des associations
Chacun peignant les couleurs et les couleurs de la coupure des âmes
La technique brusque et son absence brusque mais n'abolit pas l'émotion et le sens entier
De ces nues abstraits nues dans le sens d'extrème solitude
Chaque enfant semblant répété répété sa forme ou sa couleur
Semblant désigné l'obsédante vérité d'une boucle mentale bien trop courte
Désignant dessinant montrant pointant signifiant puis re-devenant elle même après
L'avoir signifiée cette obsédante réalité tronquée bien trop courte
Je revenais de la bibliothèque des alexandrins pleins mon sacs E.d
"Ainsi je t'aurai toute la vie attendue"
"Il y aura des journées et des temps difficiles"
Et les divertimenti de Mozart pour écrire toutes les nuits
La tenaille de cette maladie qui m'inquiète
La crète des vagues et les creux jusqu'au dernier
Les symphonies séphirot dispensent leur mathématique mystique
La nausée est encore palpable je me maintient dans un gris moyen

01:15 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (1)
Commentaires
"Je maintient dans un gris moyen"
Somptueux...
Vous me manquez, à ces heures.
Ecrit par : Nola Darling | 17 avril 2009
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