02 juillet 2009
Marie
Du blanc derrière tes paupières
Du bleu derrière tes yeux noirs
Derrière ton crane des cheveux
Et moi derrière tes cheveux
Bleus blancs gris et noirs
Dans cette fumée de secondes
D'un monde qui s'effondre
Sur la peau de nos grands yeux

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26 juin 2009

Parfois nous sommes
Parfois nous passons
Parfois nous sommes si morts
Que nous dormons
Sous le regard des fenêtres closes
Il arrive que nous vivions
Même si pour cela nous devons
Hanter le seuil des portes
(J'étais en train d'écrire mollement ce bout de poème au crayon sur mon lit quand au milieu de mon rêve la télévision me disait que Michael Jackson était en train de mourir, je continuais mon poème, entre mon lit et mon bureau, la nouvelle de sa mort tombait, je changeais le temps ; toujours plus instantanée et rapide , l'actualité c'était mêlée à la poésie).
Michael Jackson est en train de mourir
Michael Jackson est mort
Cela ne me fait pas rien
Cela ne me touche pas
Je subis et je m'en fiche
Je suis un iranien comme les autres
(En haut de la page j'avais noté Twitter comme on note un pense-bête et je me disais qu'on aurait dit le titre, enfin la télé parlait).
00:18 Publié dans Poésies quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 juin 2009
Afrique
Nous irons au bout de nos missions
Là où s'arrête vos vies
Et nous danserons
Pleurant votre sang
Nous vous ferons l'Afrique
Et nous serons si peu
Que vous ne sentirez rien
D'ailleurs vous ne sentez rien
Au milieu des nénuphars existe un poison
Au milieu des poisons pousse un nénuphar

06:51 Publié dans Internationale Jésuchriste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Résonnance
le son est plus rapide que le temps
chaque mots chaque notes
partent au devant nous
se heurtent au toit du temps
reviennent nous frapper
dans de futurs présents

02:20 Publié dans Internationale Jésuchriste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 juin 2009
Naïveté
J'aimerai célébrer le bonheur assumé
Écrire sur la joie et les douces heures
Mais je dois pour cela être bien plus heureux
Comment sommes nous morts ? Comment vivre mieux ?
Je voudrais t'embrasser sous les cerisiers roses
Des asiles ouverts par les overdoses
D'oxygène et d'amour, d'amitiés passionés
Pourquoi sommes nous tristes ? Pourquoi être nés ?
J'espérais te le dire ce matin au réveil
Dans les oreillers, l'odeur du sommeil
Mais j'avais oubliés que nous sommes séparés
Avons nous changés ? Savons nous aimés ?
En allant au devant du néant qui m'attend
Je pensais béant comme les enfants
Qu'un baiser rétablis sous les peupliers
Comment nous retrouver ? Comment recommencer ?
Comme dans un mouvement de guerrier pacifié
Pourrai-je m'extraire de l'immobilité ?
Je pensais froidement à l'événement
Qui ne vient jamais là où on l'attend
J'espère te le dire, ce matin, ce soir
Si j'arrive à taire cette longue chaîne noire
Si j'arrive à tuer cette mort qui ment
Je pourrais te revoir, commencement du temps


11:22 Publié dans Internationale Jésuchriste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15 juin 2009
Intrusion of angels into hell
17:11 Publié dans Internationale Jésuchriste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 juin 2009
Sur moi
Une semaine dans le terrier du 5ème
Aura été nécessaire
Pour épancher ma soif de culpabilité
Et ma tristesse insensée
Je reprends tout
Mes dossiers en cours dès demain
Tout va bien maintenant
Je reviens dans le présent

15:18 Publié dans Poésies quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 juin 2009
Souvenir de vacances
Dans le matin pourri d'une semaine endormie
Même les draps s'en vont de mon lit démoli
Entre les gladiateurs le sport le CAC 40
J'ai fini par finir le thon à la tomate
Il arrive que je lise un poème de Houellebecq
M'exécute sur un film porno vraiment glauque
Mon lit est plein de miettes et de livres grecs
Depuis quand n'ai-je pas mis un disque de rock ?
Depuis quand n'ai-je pas vécu en vérité ?
Quand les jours sont les jours et les nuits étoilées
J'aimais bien l'hôpital et notre société
Toi malade mentale et moi doux aliéné

14:42 Publié dans Poésies quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
la tentation du néant
dans la bouche encore le goût du fer
encore l'omniprésence du vide
encore la culpabilité (eaux noirs de la stagnation)
encore les jours pour rien
encore hypnotisé par l'antimémoire de la télévision démocratique
encore quelques années à ne pas vivre heureux
encore si peu de choses réalisées
aujourd'hui encore un peu

01:27 Publié dans Poésies quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 juin 2009
14
Là où le soleil n'est pas
L'herbe n'est pas
Même la terre est au delà des songes
15:08 Publié dans Épitaphes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

